Le droit d’auteur peut être attaché à un nombre très varié de créations. Preuve en est la confirmation récente par la justice de la protection par le droit d’auteur des célèbres chaussures en plastiques appelées couramment « méduses ».

Ce modèle de chaussures de plage, créées en 1946, est la propriété de la société française Humeau Beaupreau, qui a décidé il y a quelques années de relancer commercialement son modèle à grand renfort de marketing mais aussi de s’en assurer l’exclusivité en luttant contre les nombreuses copies.

La société Humeau Beaupreau a ainsi assigné devant le Tribunal de grande instance de Paris la société Carrefour, qui commercialisait à bas prix un modèle de type « méduses ».

Le 10 avril 2015, le Tribunal a reconnu que le modèle de chaussures créé par la société Humeau Beaupreau était protégé par le droit d’auteur et a condamné la société Carrefour à lui verser la somme totale de 342 000 Euros pour contrefaçon et concurrence déloyale.

La société Humeau Beaupreau semble avoir entrepris une politique très active de lutte contre la contrefaçon de son modèle, et communique abondamment pour faire connaître ses droits au grand public.

La société Humeau Beaupreau entend également étendre son monopole au terme même de « Meduses ».

En effet, malgré l’ancienneté du modèle et de cette appellation, la marque française « Méduse » n’a été déposée par la société Humeau Beaupreau qu’en 2004.

Malgré tout, la société Humeau Beaupreau tente de se réserver l’exclusivité de ce terme pour désigner des chaussures.

Afin que ce terme, déjà employé couramment, ne tombe dans le domaine public, la société Humeau Beaupreau communique donc également sur cette marque déposée et agit à l’encontre de quiconque l’utiliserait pour désigner des produits qui ne proviendraient pas de ses usines.

Une démarche très active pour essayer de reconstituer un patrimoine intellectuel qui avait vraisemblablement été délaissé pendant quelques années…